L'Arche du Cœur [#10] Le Corps-bateau, le Corps-matrice, le Corps-mandala
L’Arche du Cœur continue après le chapitre Comment retrouver et ne plus perdre Vendredi. Retrouvez la semaine prochaine le chapitre suivant : Où l'on apprend que chacun peut devenir une Arche de Noé
Adolescente, je croyais que les adultes n'y comprenaient rien. Certains pourtant trouvaient grâce à mes yeux : aviateurs, poètes, physiciens, hommes-médecine, fous de Dieu... Je leur prêtais une volonté de dépasser les apparences, d’en pénétrer, d'en susciter, l'essence mystérieuse, ce qu'aujourd'hui j'appelle "l'être de la matière".
Quelque chose en moi s'était toujours senti comme aimanté par ceux qui prennent le risque d’aller plus loin que le bout du vieux jardin, que les frontières de leur connu. Qui se laissent guider par l'appel de leur coeur, tel un enfant qui suit la course de son cerf-volant dans l'azur. Je crois que mes premiers voyages se firent ainsi. Je les poursuivais au ciel de mon imaginaire, j'enfourchais mes "chevaux-pensée". Affranchie de toute pesanteur, je me grisais de ce bond magistral, qui me déposait sans effort au sommet de la montagne magique, sans avoir dû peiner ou glisser sur ses flancs lisses, ni me blesser à l'arrête tranchante de ses miroirs.
Mais la vie, elle, m'écorcha les genoux. Mes mains se sont presque usées sur la pente des songes. Je mis très longtemps à m'apercevoir que ceux-ci, comme des ballons que nul ne guide, étaient partis à la dérive... Que je n'avais été qu'un bateau qui s'épuise à l'ancre... Un animal captif, cherchant ma liberté perdue dans la cage de mes idées et de mes réflexions. Malgré cela, je reste à jamais reconnaissante à l'élan visionnaire, à la foi de mon coeur, qui me firent entrevoir du haut de mes rêves d'enfant et de mes ballons-sonde, et en dépit de tout, la terre promise !
Il m'apparaît qu'à huit ans, j'avais déjà deviné quelque chose de mon destin... celui d'une orgueilleuse et téméraire Robinsonne qui, perdant, quittant, ou laissant aller, ce qui lui était le plus cher ! se verrait expulsée... contrainte d'explorer, et parfois de conquérir, des territoires incertains. Comme tous les enfants, je jouais à être grande, sans pourtant en comprendre l'implication, ni le rôle qu'allait tenir mon naufrage dans l’éveil de moi-même. Il ne fallut, en effet, rien moins que ce dépouillement de tous mes points d'attache, pour que je découvre, au fond du désespoir, l’étendue de mes propres ressources et de celles qui nous viennent, à tout moment, de l'abondance de l'univers.
La lutte pour survivre, et en particulier la rencontre avec Vendredi, m'instruisirent. Tout se paye, en courage, en douleur. Tous les trésors sont gardés par des dragons. Ma tête dût se courber dans la poussière, mes pieds apprendre à se soumettre aux rigueurs du chemin, tout autant qu'à défier la règle. Ce n'est qu'ainsi que j'ai fini par comprendre, que pour un tel voyage, on ne peut se laisser derrière soi. Ni oublier Dieu et la terre, ni délaisser son prochain.
Inutile de quitter mon île en y abandonnant Vendredi, ce sauvage inconnu et fragile en moi-même. Inutile de bâillonner, "qui" en moi est souffrance, colère, illusion... D'imaginer, qu'ailleurs l'herbe est plus verte... qu'un autre compagnon, qu'un autre paysage... On ne divorce pas du monde qui nous habite ! On ne peut éviter de confronter la vie, dans toutes les formes qu'elle prend dans le moi. On peut la négliger, en rester inconscient, tenter de la contraindre, mais toute relation éludée dans le monde au dedans, nous interpellera dans le monde au dehors. L'un est miroir de l'autre ! On aura beau fuir : où que l'on se tourne, tôt ou tard, il faudra faire face, ouvrir les yeux, ouvrir le coeur. Et répondre.
Épouser la Vie, enfanter la Vie, parenter la Vie, en notre for intérieur, n'est pas tout d'abord un mariage très facile ! Dedans aussi, on se marie, on donne naissance, avec le corps. Avec le coeur au corps. Avec l'enfant au ventre !
Si nous n'avons pas d'autre bâtiment que notre corps conscient, d'autres instruments que nos sept sens, d'autres ailes que celles de l'esprit, n'importe-t-il pas avant tout que je les connaisse, que j'en fasse mes alliés ? Sinon, comment incarner ma foi, abriter une famille, traverser la mer ? Car bien sûr, chaque fois qu'il me vient la tentation de m'éclipser, de préférer les allées bien jardinées de la raison - ou, au contraire, de me prendre pour Icare ! - je n'échappe pas aux "petites voix", aux "petites mains" ! «Oui, mais pas sans moi, pas sans mes antennes qui captent l'invisible», chuchote une sauterelle verte, si verte qu'elle illumine tout l'horizon. «Pas sans moi», dit mon ours. «Pas sans moi», me souffle Vendredi. «Pas sans moi» chantonne la petite Aurore. Décidément, ils ne me permettront pas de faire taire l'amour ! Est-ce que j'allais monter à bord de ma carlingue, de ma coque, en congédiant mon équipage, comme un paquet de songes en rade du passé ? Si je ne me prends pas par la main, comment tendrai-je la main de l'autre ? Si je ne reconnais la part divine, qui cherche à croître en moi, comment la reconnaîtrai-je en toi ?
Et je me le tins pour dit. Nous sommes maintenant inséparables, Aurore, l'ours, la sauterelle, Vendredi et moi. En fait, je découvre, qu'ensemble - et avec tous ceux que nous rencontrons en chemin ! - nous façonnons un corps-bateau, un corps-avion, un corps-matrice ! Et que ce Corps, voilà qui me devient clair, n’est rien moins que la fameuse Arche de Noé ! Que notre voyage est celui d'une immense tribu : pierres, plantes, bêtes, hommes, anges et dieux...
Aurore, Vendredi, l'ours, la sauterelle, sont toujours pressés d'appareiller les premiers, avec l'insouciance de ceux qui vivent dans le moment. La sauterelle phosphorescente, royale, prend son envergure, dresse ses antennes; elles frémissent, se balancent. Mon corps est prêt. C'est bien là mon vaisseau, mon jeu de voiles blanches. Les hisser, c'est faire vibrer la Présence, déployer les ailes de l'Imagination ! L'insecte fabuleux veille sur mon énergie, ma direction, mon souffle, sur l'étoile polaire, garante de ma route. Pour saisir le gouvernail, il n'est que de poser sa main sur le Coeur !
Faire sienne cette Arche, c'est unir créateur et créature, matière et conscience. Devenir un Témoin, qui englobe et perçoit ce qu'il contient. Comme ce corps éphémère m'est apparu alors à chaque étape plus précieux. Comme le sextant aux mains du navigateur perdu, les flancs du navire pour le marin dans la tempête, les ailes du planeur en plein ciel. Comme le ventre de la mère pour son enfant. Comme l’Arche pour Noé. Un corps habité !
Faut-il d'autres raisons de le choyer ce corps, de l'écouter amoureusement, de mettre le grand pavois comme pour une fête ? Je me suis mise à lui parler, à interroger sa sagesse, à relever avec soin les observations de ses instruments. Oui, je suis bien décidée à devenir et à rester l'amie de ce bel oiseau des mers et des cieux. Je me sens tout d'un coup moins seule, émerveillée de sa navigation.
Pour le comprendre, pour mieux le percevoir, je me fais toute ouïe, silencieuse et tranquille, afin que mes antennes puissent capter le moindre signal, mes flancs le moindre tressaillement de l'air ou de l'eau, le moindre appui de la vague; que je puisse atterrir, ou m'échouer à marée basse, en toute sécurité et sans heurts. Trouver mon repos contre les pistes de la terre, ou à l'abri des ports hospitaliers. J'essaye de prendre acte de tout ce qui anime ce corps excellent. Bien-sûr, vous ne l'avez pas oublié, le corps, pour moi, c'est bien une Personne, communicante, intuitive, abritant en elle-même une "famille-univers" !
Les plus mystérieuses vérités ne sont-elles pas les plus proches ? Est-ce pour cela que nous avons tant de peine à les voir ? Qu’il nous faut redevenir comme les "petits de l’Évangile", pour qui le Royaume reste toujours ouvert ?
Parce que nous n’avons plus cette absence de crainte, cette non-méfiance de l’enfant dans le sein maternel, c’est à la sueur de notre front que nous réduisons la distance, qui nous sépare de nous-même et de l'autre ! Ce n’est donc qu’en raison de nombreuses descentes - engloutie, expulsée, comme Jonas du ventre de la baleine ! - que j'ai fini par prendre Corps. Que j'ai réalisé, que lorsqu'ils s'associent, corps et conscience forment un "Vaisseau vivant" ! Que ce Vaisseau est un champ d'énergie. Qu'il a volume, densité, mouvement, gravité. Un champ si multidimensionnel, si extensible, si sensible, qu’il s'accroît, diminue, se façonne, se défait, se rétablit... se transforme à tout moment. Alors pourquoi ne pas apprendre à le percevoir ? À lui faire crédit ? À le piloter ?
J'ai pu remarquer - vous le pouvez aussi ! - que ce "Corps-conscience-énergie", est au modèle d'une très simple, mais essentielle architecture de la vie : que constamment il s'organise, ou se désorganise, en relation à un centre, un axe d'orientation, et une frontière qui le délimite. Dans son harmonie optimale, il tend à devenir une sphère au fur et à mesure qu’il prend de l'expansion. Ou tend à devenir un point, au fur et à mesure qu'il s'amenuise. Ultimement - et ce n'est pas le moindre de nos paradoxes ! - il va vers son propre effacement : l'absorption en lui-même dans l'infiniment petit, ou sa dissolution dans l'infiniment grand.
Au quotidien, nous sommes ce "volume vivant", tanguant, en lequel s'affrontent nos projections ! Et nous nous équilibrons en adéquation aux sept directions de notre espace : les quatre points cardinaux, le zénith et le nadir, et le centre situé à leur intersection. En tant que "volume de conscience", nous évoluons, nous fluctuons, au gré de la perception de nos "contenus"... Et il nous appartient d'en être le "Contenant" ! Celui d'un nombre illimité "d'états". Ensemble et "sous-ensembles", qui se manifestent comme personnalité et "subpersonnalités". Toutes ces "impulsions du moi" partagent une même chair sensible : la nôtre ! Chacune a son registre propre, se vit et se comporte comme une personne à part entière. Il suffit de se mettre à leur diapason, à leur écoute, pour en avoir la démonstration ! Ce que l'on montre, cache, ressent, ou même ignore de soi, est, de fait, "expression d'un moi multiple", dont nous ne discernons - et dont les autres ne discernent - de moment en moment, qu'une facette à la fois...
Plus on approfondit cette perspective, plus il apparaît que la Personne est un Univers. Et qu'en elle évoluent des "micropersonnes", des micro-univers... Que l'être humain trouve sa place, se construit, comme une "suite d'univers emboîtés les uns dans les autres" ! Dieu ne serait-il pas alors "Matrice ultime", en laquelle toute chose est conçue, se divise et se multiplie en autant de "champs divins" plus petits, plus limités, mais tous créés à son Image ? Tous "théogrammes" ! Dieu ne se rencontre-t-il pas aux confins de notre expansion, comme au plus infinitésimal de notre matière ?
La représentation symbolique qui traduit le mieux cette "structure du créé", cette "structure de la Personne", est ce qu'on appelle le "mandala". Mot sanskrit signifiant cercle, sphère. Centre et périphérie. Traditionnellement, le mandala est une cosmogonie, la représentation d’un monde, une géométrie de la vie, dont on trouve d’innombrables modulations : chaque atome est une danse des électrons autour de leur noyau, chaque cellule a sa membrane, son centre, son contenu mouvant... le fruit sa peau, sa chair et son coeur ! En tant que supports de méditation, les mandalas sont le plus souvent représentés en deux dimensions. Ils sont alors cosmogramme, monde vu d’avion, temple vu depuis dessus, dont la distribution est mise à plat. Topographie de la vie et de la psyché. Ordre fondamental. Source d'équilibre et de guérison, comme l'explicite si bien, le psychologue Carl Gustav Jung.
Nos sociétés, nos architectures le reflètent. Une ville se distribue autour de son palais, ou de son église, et s'abrite par des remparts. Un royaume s'affermit autour d'un gouvernement, d'une foi, et marque ses frontières. Notre terre a un axe, un centre incandescent, une croûte merveilleusement belle... et une atmosphère qui filtre les rayons du soleil, nous assure oxygène, mobilité, communication. Il en va de même de notre organisme, dont le coeur physique et le coeur sensible - siège de l’intelligence comme le savaient les anciens ! - sont le foyer. Ne sommes-nous pas demeure vivante, que notre peau protège, et qui a également son "atmosphère" : une "aura", qui nous infuse, nous sous-tend, nous enveloppe ? Qui préside à nos échanges. À notre rayonnement !
Pourquoi la Conscience, la Psyché, l'Édifice du moi, s'articuleraient-ils différemment ? Le Soi n'en est-il pas le noyau, quelque part sur l'axe conscient-inconscient ? Une "identité-source", autour de laquelle gravitent ces identités variables que sont nos "subpersonnalités", nées des adaptations et des épreuves que nous impose l'environnement... formant ce que nous appelons l'ego et le surmoi. Une accumulation de données circonscrites : ce que nous privilégions, ce à quoi nous nous identifions, nous met un mors et des oeillères ! mais aussi un champ d'évolution de conscience peut-être illimité... Et c'est au Centre de tout cela, que le Témoin en nous peut prendre de la substance. Se faire lieu de convergence, lieu de déploiement, vigilance, compassion. "Processus de notre devenir conscient".
Se pourrait-il, que tout en nous, corps, coeur, esprit, soit indissociable de ce "volume d'être" ? En même temps que soumis à une "respiration de l'être", à un aller et venir entre ordre et chaos ? Entre nos limites et notre infini ?
L'homme n'est-t-il pas sans cesse invité à servir la création, à célébrer son mouvement ? N'est-ce pas notre tâche la plus belle : jouer de ce "Corps-mandala" ? Comme d'un luth ou d'une voile... Retrouver notre axe, nous relier au ciel comme à la terre, nous enraciner en notre Milieu. Équilibrer nos polarités, les "plateaux de notre balance". Établir en soi et autour de soi un espace qui puisse accueillir notre toute-possibilité, aussi bien que les expressions impermanentes et confinées de notre "petit moi". N'y a-t-il pas un tropisme de la conscience, nous engageant à participer d'un champ de plus en plus éveillé, de plus en plus libre ? En lequel nous associer, nous accroître ? Qui - selon nos besoins - se fera cocon protecteur, ou dynamique exponentielle, transcendance de soi.
Si nous nous observons : le corps physique d'une part, le champ de conscience d'autre part, nous verrons qu'il y a interdépendance et réciprocité. Corps et psyché se superposent, quoique souvent avec un décalage dans le temps. Et nous pouvons en faire l'expérience : toute identification, sensation, émotion, pensée, attitude corporelle, se marque par une oscillation de notre axe, une modification de notre contour, de notre volume... Très concrètement, notre "champ de conscience-énergie" réagit comme une sphère malléable, ou la voilure d’un parapente. Se gonfle, se dégonfle, se gauchit, s’effondre... Notre "vaisseau psychique", notre "vaisseau corporel", répondent comme le lest et le mât d’un bateau, lesquels dans un coup de vent, dans une tempête des sentiments, prennent dangereusement de la gîte ! Et, le cas échéant, se redressent, grâce à l’attention d’un bon barreur !
Les expressions du langage, issues de la sagesse populaire, soulignent à quel point la gestuelle du corps et celle de l'esprit sont en synergie, relèvent de déplacements et de comportements dans l’espace ! S'expriment en nous comme autant de personnes radicalement différentes ! Ne dit-on pas : "il se gonfle, cette histoire me renverse, je plane, je déraille, je perds la boule, je suis ébranlé, la joie me dilate, mon coeur se serre, mon entendement vacille. Je me retire en moi-même. Je suis pris dans un tourbillon. Tituber de fatigue ou de chagrin, se noyer dans un verre d’eau, perdre le Nord. Avoir les pieds sur terre. Forger le caractère. Se sentir gauche, paralysé. Bouillonner, exploser, être déchiré, s’effondrer. Rester saisi, frappé, anéanti. En avoir les jambes coupées, perdre la tête, perdre pied. Se laisser entraîner. Être impressionnable, malléable, avoir un penchant, une pente à son tempérament. Droiture, pondération. Être concentré, centré, désaxé, déboussolé, excentrique. Se faire tout petit, éclater, prendre du recul. Un coeur ouvert, un coeur fermé. Avoir un grand coeur. Le coeur sur la main. Savoir par coeur. Se fondre l’un dans l’autre, fusionner. Être large ou étroit d’esprit. Prendre son essor. Être déprimé. Avoir un travers, déjanter. Du haut de sa grandeur. Du plus profond de soi. Être distant. Garder sa contenance. Avoir la tête dans les nuages. Épouser des idées. L'esprit pénétrant. Un caractère carré. Arrondir ses angles. Courber l’échine, baisser la tête. Être sous pression. Se disperser. Accoucher de la vérité. S’attacher. Avoir quelqu’un dans la peau, dans le sang. Être un battant, être branché..."
Et ce ne sont pas là que métaphores ! Ce sont des "personnifications d'énergie". Et cela se concrétise. En nos milliards de cellules ! Se traduit par des variations posturales, musculaires, sensorielles, nerveuses, hormonales, émotionnelles.
Agir sur le maintien, sur la respiration, a un impact psychologique. Visualiser, avoir une intention, a un impact physiologique. Si donc notre coeur s'affole, si notre esprit devient étroit, pourquoi ne pas répondre en étendant les bras... en grandissant le corps... en mettant des racines... ? Si notre corps s'affaisse ou se crispe, pourquoi ne pas inviter notre largeur d'esprit ? Ce qui se ferme peut s’ouvrir, ce qui se crispe peut se décontracter. Ce qui se noue peut se détacher. Il est possible de redresser l’âme en dégageant le corps. De consoler la douleur en y posant sa main. Et c'est cette relation à soi, qui conduit notre barque, apaise notre navigation.
Apprenons à condenser, régénérer, vivifier, notre noyau. À susciter, affirmer, nos frontières corporelles et psychiques. De manière à ce que notre oui soit oui et que notre non soit non ! Là où est notre "attention", notre "intention", là est notre réalité. Il suffit de peu de chose pour faire pencher, ou pour redresser, le bateau !
Et nous retrouvons notre force ! Parce que nous avons repris contact avec ce qui nous porte. Parce que nous sommes à nouveau solidaires de nous-même et du monde. Exister reprend son sens ! Nous cessons d'être envahis contre notre gré. D'envahir l'autre à notre insu, pour nous nourrir de lui... Guérir la relation à soi devient guérir la relation à l'autre !
Il est possible de s'affranchir, en approfondissant son regard : reconnaître qui je suis en cet instant ! Non pas errer dans ma jungle mentale et émotionnelle, mais la prendre à bras le corps. Y découvrir, en s'immergeant dans la source changeante et multiple, une intimité avec soi. Et au-delà, au coeur du coeur, l'essence de qui nous sommes.
— Adelheid Oesch
Invitation à l'Expérience !
L'expérience de la "Posture du moi conscient", du Corps-matrice, du Corps Arche de Noé
Vous avez lu un extrait de ‘L’Arche du Cœur’ La multiplication par l’Un. Parcours initiatique. Éditions Le Souffle d’Or, 1999 ©.
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